Un titre judicieux n'aurait-il pas été "les pages qui se soulèvent d'un quart de tour" ?
Quel rapport avec "tenir d'une seule main" ?
Les fleurs font plutôt référence au sexe féminin. Elles sont de l'ordre de la sexualité plaisir, sensible, complète, subversive - antipuritanisme mais également antipatriarcale.
Abandonnons les vieilles allusions, qui excluent, et ne font plus rire que les anciens (pas les anciennes).
Cette flore est un guide de terrain, un volume de poche qu'on tient vraiment d'une seule main pendant qu'on examine la plante de l'autre.
Tout l'article part de ce format taillé pour la marche, et se referme dessus : une flore du monde serait un livre qu'on ne pourrait plus tenir ainsi.
Le quart de tour, lui, désigne la rotation des tableaux de détermination, composés en paysage dans un livre en portrait. On ne soulève donc pas les pages, on tourne bien le livre physiquement pour continuer sa lecture.
Aucune allusion cachée, juste un objet et sa fonction.
Je suis euphorique de voir avec quelle coïncidence ta Newsletter correspond à ma recherche d'aujourd'hui.
Cela fait plus d'une semaine que l'idée ne me lâche pas et ce matin je me suis réveillée avec en tête de me procurer cette flore dont Cyrielle avait parlé il y a environ 1 mois. Après quelques recherches j'ai craqué pour un exemplaire de seconde main.
Pour sortir la tête des chiffres et comparaisons, j'ouvre l'appli à la bannière orange que j'avais mise de côté ces derniers temps et là je tombe sur ce post du dimanche : Magique, tout simplement **Magique**
Ta façon de décrire ce condensé de savoir botanique, qui pour beaucoup semble les avoir particulièrement rebuté, m'a comblé de joie et conforté dans mon achat.
Je l'ai même téléchargée en PDF pour commencer sur les plante du jardin. 🌸🌸🌸
NB : le muflier ou "gueule de loup" une de mes fleurs favorites étant enfant, que j'observais longuement pour voir les bourdons terrestre s'y faufiler ou que je pinçais proche des "commissures" pour ouvrir leur gueule et qu'elles me racontent des histoires.
La coïncidence est troublante effectivement, et plus belle encore quand on remonte le fil. Ta Bonnier était déjà en route quand tu es tombée sur ma lettre. Et cette idée, tu la tiens de Cyrielle, dont la note sur la flore t'avait marquée il y a un mois, la même qui m’avait fait réagir. Or c'est précisément Cyrielle qui referme mon édition, elle en est le dernier personnage. Vous voilà deux, parties du même livre, sur le même chemin, sans vous être données le mot. L'essentiel a circulé jusqu'à toi tout seul, c'est exactement ce que cette lettre espère faire.
Mais c'est ton muflier qui m'a cueilli.
Cette petite fille qui pinçait les gueules-de-loup pour qu'elles racontent des histoires, et qui guettait les bourdons forcer l'entrée, elle avait déjà tout compris de la fleur bien avant d'ouvrir une seule flore. Tu observais la serrure et sa clé sans le savoir. Le botaniste ne dormait pas en toi, il jouait déjà dans le jardin. Il n'attendait qu'un livre pour mettre des mots sur ce que tes yeux d'enfant avaient vu.
Belle route avec ta Bonnier. Tourne-la d'un quart de tour, et reviens me raconter ce qu'elle t'aura dit 🌸
Merci Franz pour cet excellent article qui rend un hommage mérité à la flore Bonnier. Quelle belle invitation à se plonger dans ce vieil ouvrage et à prendre le temps de se l’approprier !
Je me retrouve beaucoup dans ton analyse. Ce format si particulier dont tu parles fait en effet toute la force de cette flore. Un format compact et léger que l’on glisse facilement dans le sac à dos et qui offre la possibilité de déterminer n’importe quelle plante qui attire notre regard sur le terrain. Avoir cette flore constamment à portée de main, c’est s'autoriser à faire une pause sur le bord d’un sentier, ou même d'une route, pour prendre le temps d'observer et se laisser guider par le cheminement si singulier de Bonnier.
Une belle manière d’apprendre par l’expérience et la pratique, certes plus exigeante que d’utiliser une application, mais qui apporte une satisfaction bien différente lorsqu’on arrive enfin à mettre le nom sur une espèce après parfois plusieurs heures de cogitation.
C’est une flore qui aiguise le regard et qui laisse des traces : en marchant hier soir en bord de mer avec Geoffroy, mon regard s’est porté par hasard sur une plante ornementale. Deux images m’ont sautées instantanément aux yeux : l’arbre d’étamine au milieu de la fleur et le fruit type « fromageon », ces mêmes caractéristiques que j’avais observées sur la fameuse Mauve sylvestre que tu cites en exemple. Je n’avais pas de téléphone sur moi, donc pas de possibilité de prendre de photo et de déterminer l’espèce. Peu importe : j’ai reconnu du premier coup d’oeil la famille des Malvacées qui m’a donné tant de mal lors du premier test de ma Bonnier d'occasion.
Alors oui, comme tu le dis si bien, cette flore ne se donne pas à tout le monde mais cela vaut vraiment la peine d’apprendre à déchiffrer son langage et à la manier sur le terrain.
Cyrielle, tu viens de faire la plus belle démonstration de ce que ma lettre essaie de dire, et sans le vouloir.
Il y a un mois, les Malvacées te donnaient du fil à retordre sur une simple mauve. Hier soir, en bord de mer, sans téléphone, sans clé, tu as reconnu la famille du premier coup d'œil. L'arbre d'étamines, le fromageon, et tout était dit. Ce n'est plus de la détermination, c'est du regard. La flore a fait exactement ce qu'elle promet, elle a aiguisé ton œil au point que tu n'as plus besoin d'elle pour voir.
Et tu sais ce qui me touche le plus ? Que ce soit une plante ornementale, croisée par hasard, sans intention. C'est là qu'on mesure une vraie acquisition, quand le regard travaille tout seul, même quand on ne cherche rien.
Tu te souviens, en juin, je t'avais dit qu'une fois la signature attrapée, tu en reconnaîtrais une à dix mètres. Te voilà à dix mètres, un soir, les mains vides et l'œil plein. Rien ne pouvait me faire plus plaisir.
Merci à toi, Cyrielle. Cette édition te doit beaucoup, et pas seulement le dernier bloc 🌿
Bonjour,
Un titre judicieux n'aurait-il pas été "les pages qui se soulèvent d'un quart de tour" ?
Quel rapport avec "tenir d'une seule main" ?
Les fleurs font plutôt référence au sexe féminin. Elles sont de l'ordre de la sexualité plaisir, sensible, complète, subversive - antipuritanisme mais également antipatriarcale.
Abandonnons les vieilles allusions, qui excluent, et ne font plus rire que les anciens (pas les anciennes).
Bonjour Sophie, merci d'être passée.
Le titre est littéral, sans sous-entendu.
Cette flore est un guide de terrain, un volume de poche qu'on tient vraiment d'une seule main pendant qu'on examine la plante de l'autre.
Tout l'article part de ce format taillé pour la marche, et se referme dessus : une flore du monde serait un livre qu'on ne pourrait plus tenir ainsi.
Le quart de tour, lui, désigne la rotation des tableaux de détermination, composés en paysage dans un livre en portrait. On ne soulève donc pas les pages, on tourne bien le livre physiquement pour continuer sa lecture.
Aucune allusion cachée, juste un objet et sa fonction.
Bonjour Franz👋
Je suis euphorique de voir avec quelle coïncidence ta Newsletter correspond à ma recherche d'aujourd'hui.
Cela fait plus d'une semaine que l'idée ne me lâche pas et ce matin je me suis réveillée avec en tête de me procurer cette flore dont Cyrielle avait parlé il y a environ 1 mois. Après quelques recherches j'ai craqué pour un exemplaire de seconde main.
Pour sortir la tête des chiffres et comparaisons, j'ouvre l'appli à la bannière orange que j'avais mise de côté ces derniers temps et là je tombe sur ce post du dimanche : Magique, tout simplement **Magique**
Ta façon de décrire ce condensé de savoir botanique, qui pour beaucoup semble les avoir particulièrement rebuté, m'a comblé de joie et conforté dans mon achat.
Je l'ai même téléchargée en PDF pour commencer sur les plante du jardin. 🌸🌸🌸
NB : le muflier ou "gueule de loup" une de mes fleurs favorites étant enfant, que j'observais longuement pour voir les bourdons terrestre s'y faufiler ou que je pinçais proche des "commissures" pour ouvrir leur gueule et qu'elles me racontent des histoires.
Amandine, quelle joie de te lire ici 🌿
La coïncidence est troublante effectivement, et plus belle encore quand on remonte le fil. Ta Bonnier était déjà en route quand tu es tombée sur ma lettre. Et cette idée, tu la tiens de Cyrielle, dont la note sur la flore t'avait marquée il y a un mois, la même qui m’avait fait réagir. Or c'est précisément Cyrielle qui referme mon édition, elle en est le dernier personnage. Vous voilà deux, parties du même livre, sur le même chemin, sans vous être données le mot. L'essentiel a circulé jusqu'à toi tout seul, c'est exactement ce que cette lettre espère faire.
Mais c'est ton muflier qui m'a cueilli.
Cette petite fille qui pinçait les gueules-de-loup pour qu'elles racontent des histoires, et qui guettait les bourdons forcer l'entrée, elle avait déjà tout compris de la fleur bien avant d'ouvrir une seule flore. Tu observais la serrure et sa clé sans le savoir. Le botaniste ne dormait pas en toi, il jouait déjà dans le jardin. Il n'attendait qu'un livre pour mettre des mots sur ce que tes yeux d'enfant avaient vu.
Belle route avec ta Bonnier. Tourne-la d'un quart de tour, et reviens me raconter ce qu'elle t'aura dit 🌸
Trop contente de lire que tu t'es aussi procuré une Bonnier d'occasion Amandine :) Bonne exploration botanique !
Merci !!!
C'est grâce à toi qui me l'a fait découvrir et couronné par cette lettre. 😉
Merci Franz pour cet excellent article qui rend un hommage mérité à la flore Bonnier. Quelle belle invitation à se plonger dans ce vieil ouvrage et à prendre le temps de se l’approprier !
Je me retrouve beaucoup dans ton analyse. Ce format si particulier dont tu parles fait en effet toute la force de cette flore. Un format compact et léger que l’on glisse facilement dans le sac à dos et qui offre la possibilité de déterminer n’importe quelle plante qui attire notre regard sur le terrain. Avoir cette flore constamment à portée de main, c’est s'autoriser à faire une pause sur le bord d’un sentier, ou même d'une route, pour prendre le temps d'observer et se laisser guider par le cheminement si singulier de Bonnier.
Une belle manière d’apprendre par l’expérience et la pratique, certes plus exigeante que d’utiliser une application, mais qui apporte une satisfaction bien différente lorsqu’on arrive enfin à mettre le nom sur une espèce après parfois plusieurs heures de cogitation.
C’est une flore qui aiguise le regard et qui laisse des traces : en marchant hier soir en bord de mer avec Geoffroy, mon regard s’est porté par hasard sur une plante ornementale. Deux images m’ont sautées instantanément aux yeux : l’arbre d’étamine au milieu de la fleur et le fruit type « fromageon », ces mêmes caractéristiques que j’avais observées sur la fameuse Mauve sylvestre que tu cites en exemple. Je n’avais pas de téléphone sur moi, donc pas de possibilité de prendre de photo et de déterminer l’espèce. Peu importe : j’ai reconnu du premier coup d’oeil la famille des Malvacées qui m’a donné tant de mal lors du premier test de ma Bonnier d'occasion.
Alors oui, comme tu le dis si bien, cette flore ne se donne pas à tout le monde mais cela vaut vraiment la peine d’apprendre à déchiffrer son langage et à la manier sur le terrain.
Merci encore Franz !
Cyrielle, tu viens de faire la plus belle démonstration de ce que ma lettre essaie de dire, et sans le vouloir.
Il y a un mois, les Malvacées te donnaient du fil à retordre sur une simple mauve. Hier soir, en bord de mer, sans téléphone, sans clé, tu as reconnu la famille du premier coup d'œil. L'arbre d'étamines, le fromageon, et tout était dit. Ce n'est plus de la détermination, c'est du regard. La flore a fait exactement ce qu'elle promet, elle a aiguisé ton œil au point que tu n'as plus besoin d'elle pour voir.
Et tu sais ce qui me touche le plus ? Que ce soit une plante ornementale, croisée par hasard, sans intention. C'est là qu'on mesure une vraie acquisition, quand le regard travaille tout seul, même quand on ne cherche rien.
Tu te souviens, en juin, je t'avais dit qu'une fois la signature attrapée, tu en reconnaîtrais une à dix mètres. Te voilà à dix mètres, un soir, les mains vides et l'œil plein. Rien ne pouvait me faire plus plaisir.
Merci à toi, Cyrielle. Cette édition te doit beaucoup, et pas seulement le dernier bloc 🌿